La presse

La Tribune - Le ProQrès Le 6 avril 2004  
     FINAL FORT INTERESSANT de ce Midi moins le quart Il
à l'Égypte dédié qu'El Hayet, formation intelligente qui, loin de tout folklorisme poussiéreux aux clichés éculés, va nous faire un pa norama de la danse égyptienne en de nombreux tableaux entre-coupés de séquences musicales.
Tenues recherchées (souvent pudiques d'ailleurs) et chorégraphies impeccables.
     
 
 
     Nuançons quand même: deux heures, c'est long, c'est trop long. Non pas tant pour ces danses attendues et parfois réellement surprenantes. Mais pour cette musique engluée d'arrangements et d'orchestrations trop copieux, répétitive, saturée à l'ex- trême, comme de fines arabesques taillées dans le sucre, dans le loukoum.
     I'indigestion fait somnolence. C'est quand l'orgue et le violon se taisent que ces mélopées deviennent autrement plus audibles, fascinantes presque, entre flûte et percus, fluidité et pertinence.
 
   
     Des moments de totale grâce Quatre danseuses seulement mais qui, en solo, duo ou quatuor, vont faire plus que joli panorama, du « classique» au « moderne », du traditionnel au contemporain, de l'inévitable danse du ventre en tenue ad hoc au presque tango qui s'insinue sous les orientales notes.
 
     Arabesques, ça nous ramènerait au spectacle de Birkin vu l'an passé dans la saison culturelle de Firminy. Mais là s'arrête la comparaison, nos quatre danseusesn'ayant rien, vraiment rien de filiforme.
 
     C'est bien notre image de femmes orientales qui, là, prend corps. Image d'occidentaux s'entend...
Ça devient autrement plus passionnant de constater les différentes propositions de danses, les tenues recherchées (souvent pudiques d'ailleurs), les chorégraphies impeccables. Comme pour la musique, c'est alors dans le sobre qu'on trouve le beau, la passion contagieuse.
C'est dans ces moments là que le corps ne se calcule plus, n'envisage plus le regard et la sexualité comme seules conditions : libéré, il est rare flamboyance, folle légèreté. Il yeu, dans ces « Esquisses orientales » d'El Hayet, de ces moments de totale grâce. Qu'on ne risque pas d'oublier.
 
MICHEL KEMPER
 

 

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